mardi 8 septembre 2015

"Le baiser de Pandore" - Sélectionné pour le Prix Amazon 2015

"Le baiser de Pandore" vient d'être sélectionné comme l'un des 10 meilleurs livres numériques de l'année par Amazon et participe donc au Prix Amazon 2015 de l'Auto-édition. 

http://getBook.at/baiser-de-pandore

Livre Hebdo du 6 septembre 2015

Amazon France dévoile la liste des 10 ouvrages en compétition pour son premier prix littéraire concernant les auteurs auto-édités.

Kindle Direct Publishing présente la liste des 10 nominés en lice pour le prix Amazon de l’auto-édition, qui sera décerné le 5 octobre à Paris par un jury composé de responsables Amazon et d’auteurs auto-publiés, et présidé par Lorànt Deutsch.
Les 10 ouvrages en liste ont tous été publiés par leurs auteurs sur la boutique Kindle du site Amazon.fr entre le 1er juillet 2014 et le 30 juin 2015. Avec ce prix littéraire inédit, Amazon veut légitimer ses auteurs sans caution éditoriale.
 
Les 10 nominés en lice pour le prix Amazon de l’auto-édition :
- Solène Bakowski pour Un sac
- Julie de Lestrange pour Hier encore, c’était l’été
- Patrick Ferrer pour Le baiser de Pandore
- Amélie Antoine pour Fidèle au poste
- Aurel Angeli pour Ouverture en lamineur
- Cédric Charles Antoine pour L’Exil primitif
- Joëlle Herrerias pour Sud Sud-est
- Sophie Talmen pour Les yeux couleur de pluie
- Louisiane Dor pour Les méduses ont-elles sommeil ?
- Dalila Heuse pour La pudeur des sentiments.

dimanche 9 août 2015

La stagiaire 1/6

Le Quotidien du Médecin publie chaque semaine un épisode de cette mini-série policière. Les six épisodes seront publiés sur ce blog à raison d'un par semaine.
 
Épisode 1
 
Un colis embarrassant
 
Le commissaire Desjoux fronça les sourcils. Les deux agents devant la porte de l’appartement n’avaient pas des airs très fringants et le soulagement qu’il lut dans leur regard à son arrivée n’augurait rien de bon. Si ces idiots avaient signalé à la PJ une « mort suspecte » pour se débarrasser d’un colis avarié, ils allaient l’entendre ! Quelque chose explosa sous sa semelle avec un bruit mou.

samedi 1 août 2015

Le baiser de Pandore - l'intégrale

Sélection du Prix Amazon 2015

Le baiser de Pandore - l'intégrale
 « Un Thriller hors norme. Eros et Thanatos s’affrontent avec hargne dans ce roman policier d’une irrésistible sensualité. » NouvelObs.com 
 Je m’appelle Paul Heyland. Je suis flic, commissaire à la Crim’. Lorsque j’ai été affecté au meurtre de Julien Delatour, assassiné un froid matin d’hiver dans une chambre d’hôtel de luxe, je n’y ai vu qu’une sale enquête de plus… J’avais tort. 
 Je me souviens encore des lumières blafardes de cette salle d’interrogatoire où je l’ai rencontrée, la suspecte que tout accusait. Une ukrainienne aux yeux gris. Belle, triste, mystérieuse. J’aurais dû me douter que tout cela allait mal se terminer mais, pour une fois, mon instinct de flic est resté muet. Pourquoi suis-je resté sourd aux voix qui me criaient à l’oreille de tourner le dos et m’enfuir ? 

jeudi 23 avril 2015

Le troisième tome du Baiser de Pandore arrive le 1er mai !


http://getbook.at/Amazon-Baiser-de-Pandore-3

« C’était ma première visite en ces lieux et j’avais d’emblée été saisi par l’atmosphère de quiétude y régnant, pas un calme mortuaire comme dans les lieux de sépulture traditionnels mais une intemporalité tranquille, presque surnaturelle. L’air y était plus frais, les bruits de la ville, étouffés par les hauts murs de pierre, avaient cédé la place aux chants d’oiseaux invisibles. Les antiques chapelles funéraires de style gothique s’alignaient le long du chemin, certaines offrant, impudiques, leur intérieur poussiéreux au regard des curieux. La plupart des stèles étaient si anciennes qu’elles paraissaient totalement abandonnées, les noms depuis longtemps effacés par le temps ou couverts de lichens. L’endroit était un labyrinthe de pierre et de verdure, un immense jardin baignant dans une douce nostalgie d’éternité où le passé était miraculeusement préservé dans ces concessions à perpétuité qui s’élevaient comme un dernier défi à l’inexorable passage du temps. De rares visiteurs circulaient entre les sépultures, d’autres savouraient la fraicheur et le calme assis au pied d’une tombe anonyme, un roman à la main. Le dédale de chemins tortueux et solitaires invitait le promeneur à s’y perdre. Pour, peut-être, ne jamais en ressortir. »

« Un Thriller hors norme... L’auteur impose d’office une grande élégance d’écriture, et met en place pour notre plus grand bonheur une série de personnages complexes et passionnants par leur imprévisibilité. Ils nous offrent un voyage palpitant dans le temps et l’espace, d’un orphelinat ukrainien communiste aux imbroglios et féroces rivalités du Quai d’Orsay. Eros et Thanatos s’affrontent avec hargne dans ce roman policier d’une irrésistible sensualité. » NouvelObs.com


Disponible sur Amazon - EUR 1.99 

Bonne lecture

mercredi 8 avril 2015

Scène de crime

"Scène de crime" par Marc Giai-Miniet
Dans un coin de l’atelier sombre où son père, un géant couvert de cambouis et de sueur, démonte en jurant d’imposantes machines qui ne cessent de lui résister, le petit Marc joue pensivement avec les vieilles pièces abandonnées, inutiles, qui autrefois, dans un incompréhensible équilibre, ont mû les imposantes machines de métal qui sillonnaient les rues et les chemins de fer de sa ville natale de Trappes.

« Trap », lui avait expliqué sa maîtresse d’anglais (une vieille fille à chignon dont la lèvre supérieure ornée d’un léger duvet habitait ses rêves les plus honteux), cela voulait dire « piège », un endroit dans lequel on peut entrer mais d’où il est impossible de sortir. Était-ce la malédiction à laquelle le condamnait ses sentiments troubles pour cette femme à l’air sévère ou simplement le fait que la ville se soit construite autour de lui depuis sa plus petite enfance, après avoir été virtuellement rasée durant la Grande Guerre (que ses parents lui reprochaient sans cesse de n’avoir pas connue), toujours est-il qu’il était né, avait vécu et avait la ferme intention de mourir à Trappes. Il n’avait d’ailleurs jamais pu s’en éloigner de plus de quelques kilomètres sans être saisi par une angoisse étouffante.

vendredi 16 janvier 2015

Nouvelle parution : Le baiser de Pandore - Livre 2

http://www.amazon.fr/baiser-Pandore-Livre-Roi-ebook/dp/B00S96BI44

« Mon histoire était simple. J’avais été engagé par une femme qui n’existait pas pour retrouver une meurtrière déjà décédée. Il ne me restait plus qu’à découvrir que le cadavre de l’hôtel n’était pas Julien Delatour et mon enquête serait bouclée. Je ne voyais vraiment pas pourquoi tout le monde s’acharnait à vouloir me buter. Je n’allais nulle part. »

Près d’un an après les évènements qui lui ont valu d’être déchargé de ses fonctions, l’ex-commissaire Heyland est relancé sur les traces de l’élusive tueuse aux yeux gris. Une tueuse qui a laissé sur lui une empreinte indélébile et qu’il poursuivra jusqu’au cœur même d’une Russie en pleine reconstruction mais toujours hantée par les fantômes du passé. Le mortel jeu de pistes l’emmènera dans un périple halluciné, des cimetières de Moscou aux plaines glacées de la taïga, tandis que s’accumulent les cadavres sur sa route comme autant de cailloux blancs laissés à son intention.

jeudi 11 décembre 2014

Le baiser de Pandore - Prix MonBestseller de décembre

L'amour et la mort,
deux forces à l'œuvre dans un univers inédit...
C’est un polar hors norme qui donne rendez-vous avec tous les extrêmes. Suspense suspendu entre sensualité et brutalité, renseignement et contre renseignement, Paris et Moscou…, les lecteurs ont adoré Le Baiser de Pandore et réclament le tome 2. Lauréat du mois de décembre, il est le premier nominé du Prix Concours 2015. Rencontre avec l’auteur Patrick Ferrer, guérillero dans la jungle de l’édition…


 Vous aimez manier les antagonismes, voire les paradoxes. Votre roman entraîne entre rêve et réalité, sensualité et brutalité, attraction et répulsion… c’est votre nature d’homme ? d’écrivain ? ou c’est le mode de ce polar en particulier ?

lundi 8 décembre 2014

Nouvelle parution : La baie des Trépassés

La baie des Trépassés

Entrez dans un autre univers



C’était une nuit de tempête, de celles qui secouent la lande avec une fureur qui fait trembler les pierres, quand l’esprit de ceux perdus en mer vient frapper aux portes pour quémander de l’eau douce. La taverne perchée sur les hauteurs de la baie était la seule habitation illuminée. Là, les hommes étaient venus chercher refuge, leurs poings calleux serrés sur une chope de Lambic, le calva du pauvre, en échangeant à voix basse des histoires de naufrages et en se demandant ce que la mer aurait rejeté demain sur la grève. Cela faisait trois jours maintenant que le vent soufflait et les tempêtes de cette sorte laissaient toujours un signe inaltérable de leur passage. Parfois des vies que l’on pleurait, parfois des trésors venus de pays lointains dans les cales de navires qu’on ne voyait jamais.
Malestou ! s’écria le vieil homme assis à l’écart au fond de la pièce enfumée, c’est encore la faute du Professeur ! Je vous le dis, toutes ces expériences au service du Cornu, c’est lui qui attire la mort sur le village !

La baie des  Trépassés, recueil de deux nouvelles de science-fiction, vient de paraître aux éditions Boz'Dodor. Offre promotionnelle à 49 cts pour son lancement, profitez-en vite!

Disponible sur la plupart des plateformes numériques :

Amazon France
La Fnac
Éditions Boz'Dodor



mercredi 26 novembre 2014

Baiser de Pandore - Livre 2 - Premier Chapitre


Prologue



Le yacht illuminé glissait lentement sur le fleuve noir comme le ciel. Debout sur le pont, Délia regardait défiler les rives obscures. Les arbres s’agitaient d’un air menaçant sur leur passage, comme si les remous du bateau avaient éveillé les Roussalki, les esprits des filles noyées qui hantent les cours d’eau. On raconte qu’elles se balancent aux branches de saules, guettant le promeneur imprudent se hasardant trop près des rives. Certaines nagent même le long des bateaux qui passent, dissimulées dans l’écume, pour attirer au fond de l’eau ceux qui, envoutés par leur chant, se pencheraient pour les apercevoir. 


lundi 24 novembre 2014

"Le baiser de Pandore" sur les listes des meilleures ventes en France, aux USA et au Japon!

Trois semaines après son lancement, mon premier roman a fait une brève apparition sur les listes des meilleures ventes dans des coins que je ne soupçonnais pas !

samedi 8 novembre 2014

Être écrivain aujourd’hui, ou l’art de la débrouille, façon soviétique



Il y avait deux choses 

qu’un Européen arrivant en Russie à l’ère soviétique et dans les premières années de la Restructuration (Perestroïka) remarquait aussitôt : un, que les Russes pouvaient instantanément détecter que vous n’étiez pas « un des leurs » et deux, que leur expression favorite était « faut savoir se débrouiller ». 

Pour le point un, il n’y avait pas de remède. Les étrangers restaient des étrangers, ils étaient les pigeons qui payaient tout au centuple et n’avaient aucune chance de pouvoir faire un jour partie de la communauté. C’était comme ça. Non pas que les Russes soient un peuple fermé, bien au contraire, mais il y avait eux et les autres. Un abîme culturel séparant le natif de quiconque venait d’ailleurs. L’aspirant écrivain qui déboule dans le monde de l’édition traditionnelle connaît bien cette sensation.

samedi 1 novembre 2014

Nouvelle parution - Le baiser de Pandore

 

Le baiser de PandorePrésentation de l'éditeur

« Ce qui m’a toujours choqué sur le lieu d’un crime, c’est cette paix surréelle qui plane sur toute chose, comme si l’acte lui-même avait épuisé toute la violence et la fureur disponibles, laissant derrière lui le calme d’un fauve repu. »
Le commissaire Heyland, vétéran du Quai des Orfèvres, n’est pas un flic comme les autres. Dans le service, on murmure que les morts lui parlent en rêve. Il laisse dire, ou peut-être les rumeurs cachent-elles un plus lourd secret. L’arrivée d’une Ukrainienne aux yeux gris accusée du meurtre d’un homme politique va pourtant bouleverser son petit monde tranquille. Alors que toutes les preuves semblent l’accabler, il se lance à corps perdu dans une contre-enquête qui va rapidement l’entraîner bien plus loin qu’il ne l’aurait imaginé. Comme si cette rencontre avait conjuré des fantômes surgis du passé qui détiendraient la clé pour briser la malédiction qui le poursuit. Mais on n’éveille pas ceux-ci impunément…
« Un polar intriguant et déroutant, qui s'ouvre sur une scène hallucinante de sensualité… Que les amateurs de Fred Vargas se rassurent, voici son digne successeur : un humour décapant, un sens des personnages colorés et atypiques, une intrigue qui nous porte, un découpage scénographique court, parfait pour une mise en images. » monBestSeller

« Un Thriller hors norme... L’auteur impose d’office une grande élégance d’écriture, et met en place pour notre plus grand bonheur une série de personnages complexes et passionnants par leur imprévisibilité. Ils nous offrent un voyage palpitant dans le temps et l’espace, d’un orphelinat ukrainien communiste aux imbroglios et féroces rivalités du Quai d’Orsay. Eros et Thanatos s’affrontent avec hargne dans ce roman policier d’une irrésistible sensualité. » NouvelObs.com


EUR 0,99 TTC











jeudi 2 octobre 2014

Nouvelle parution - Glitch Out N°1 - The girl and the robot



Ne manquez pas le premier numéro du magazine Glitch Out sur le thème "The girl and the robot", avec une de mes nouvelles inédites dedans.
Cliquez ici pour consulter ou télécharger gratuitement le magazine








jeudi 25 septembre 2014

Conseils de Marcel Proust à un(e) jeune auteur inconnu(e)

J'avais écrit cet article il y a plus d'un an pour le site MonBestseller, et il me semble que, comme les oeuvres de Proust, il reste indémodable. 



Retrouvé dans les archives poussiéreuses du célèbre écrivain auto-publié, voici un texte inédit truffé de conseils pratiques pour l’auteur encore inconnu que vous êtes. Si c’est Proust qui le dit, il doit bien y avoir une parcelle de vérité. Je vous laisse en juger. 

Il est deux heures du matin et vous venez de mettre le point final à votre manuscrit. Tapi dans votre antre obscur, vous observez le lent clignotement du curseur enfin immobile. Vous avez finalement accouché de votre œuvre, avec ou sans césarienne, vos tripes sont encore chaudes sur le parquet et lorsque vous levez la tête, vous voyez pour la première fois les piles de boîtes de pizza et la montagne de linge sale que vous aviez quelque peu négligé durant ces derniers mois de gestation.

C’est alors que vous êtes saisi d’une panique insurmontable : pourquoi ai-je fait tout cela ?  Pourquoi ai-je sacrifié un, trois ou cinq ans de ma vie à m’user les doigts sur du plastique au lieu de suivre Star Academy à la télé ? Pourquoi ai-je aliéné mes amis, ma douce moitié et mes gosses au point qu’ils font semblant de ne plus me voir et ne m’adressent même plus la parole ? Une question pertinente, certes, mais qui ne vous avait encore jamais effleuré, ou alors dans un rêve lointain de célébrité et de gloire. Le plus dur, vous semblait-il, était de finir ce fichu manuscrit, et vous aviez tort. Le plus dur vient tout juste de commencer.

mardi 23 septembre 2014

La rouille



Sheela contemplait la masse rouge sang qui envahissait progressivement la surface du lac. La tache se déployait en arc de cercle, grouillant à la surface comme une armée d’êtres minuscules lancée à la conquête du plan d’eau pour atteindre la rive où elle se trouvait. La tache était encore loin mais il lui sembla qu’elle avait gagné du terrain depuis la dernière fois. Les nénuphars de son côté de la rive étaient toujours là et, à travers l’eau limpide, elle pouvait apercevoir les petites grenouilles vertes qui apparaissaient et disparaissaient en une brasse nonchalante. Passé la limite de la mousse rouge, par contre, rien ne bougeait. Même les libellules bleues se tenaient à distance, limitant leur ballet aérien à une dizaine de mètres de la frontière entre les deux eaux.
Sheela choisit un galet sur la grève et le lança de toutes ses forces vers le centre du lac. Le caillou heurta la surface en soulevant une gerbe d’eau claire et les remous concentriques se propagèrent rapidement à l’assaut de la mousse rougeâtre. Celle-ci recula un instant sous la poussée des vagues et Sheela pouvait presque voir les minuscules vaisseaux pirates tanguer sous la houle. Elle imaginait les microscopiques équipages s’accrochant désespérément aux cordages tandis que leurs navires se fracassaient sur la tempête qu’elle avait déchainée. Vague après vague, les remous vinrent heurter les premières lignes, les repoussant de quelques centimètres à chaque fois. Puis les cercles faiblirent progressivement jusqu’à n’être plus que de fins rayons, aussi impuissants contre la marée rouge que les reflets de la Lune.
Sheela resta un long moment à observer la surface de l’eau, jusqu’à ce que l’ombre vienne progressivement l’envahir. L’astre solaire avait atteint la crête des montagnes à l’ouest et disparaissait à vue d’œil.