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dimanche 1 avril 2018

L'autoédition: pourquoi, comment?

Comment se lancer dans l'autoédition et en quoi cela peut-il changer votre vie? 

 

Le stand KDP au dernier Salon du Livre Paris
C’était la question qui avait été posée lors de la table ronde à laquelle j’avais été convié sur le stand Amazon lors de l’édition 2018 du Salon du Livre Paris, en compagnie de mes charmantes collègues Anne-Gaëlle Huon et Lhattie Haniel, toutes deux auteures à succès en autoédition et ayant déjà un pied dans l’édition traditionnelle.

Pour ceux et celles que cela pourra intéresser, voici un article concernant mon expérience sur la question. J’y aborde les aspects plus techniques de l’autoédition, donc cela s’adresse plus spécifiquement aux personnes qui voudraient franchir le pas ou aimeraient des conseils pratiques sur comment mettre toutes les chances de leur côté.

Des livres ont été écrits sur le sujet, que je ne saurai trop vous conseiller de consulter (de préférence ceux écrits par des auteurs qui ont eux-mêmes eu du succès en autoédition) et je ne vais pas tenter de répondre à toutes les questions en un seul article, mais poser les jalons qui pourront vous permettre d’appréhender le sujet.

Alors, l’autoédition peut-elle changer votre vie et, si oui, comment ?

dimanche 10 décembre 2017

Polar, thriller, nordique ou roman noir – une étude en noir, rouge et blanc

Quelle est la différence entre le roman policier, le thriller et le roman noir et où se situe le polar nordique dans tout ça ? C’est une question que je vois fréquemment circuler parmi les cercles de lecteurs et je me suis dit qu’en tant qu’auteur du genre, je pouvais peut-être amener un regard un peu différent des autres articles sur le sujet. Parce qu’amener un regard différent, c’est tout à fait dans ma ligne de travail.

vendredi 31 mars 2017

Comment préparer le lancement de votre livre

Résumer en une dizaine de minutes un parcours de plus de deux ans en tant qu’auteur indépendant est le défi que m’avait lancé l’équipe d’Amazon pour le Salon du Livre Paris cette année. Il a fallu faire court et parer au plus pressé. D’où la genèse de cet article dans lequel je vais tenter de développer le sujet pour ceux et celles d’entre vous qui s’intéressent à l’autoédition et m’en ont fait la demande.

Il ne s’agit bien évidemment que de mon expérience et mon point de vue, en étant bien conscient que ce n’est ni la réponse à tout, ni l’expérience d’autres auteurs dont le succès n’est plus à démontrer. C’est ma modeste pierre à l’édifice d’une révolution dans l’édition qui ne cesse de prendre de l’ampleur chaque année.

Cet article couvre essentiellement les actions que j’ai menées (et la démarche sous-jacente) pour le lancement de mon premier roman. Ça a été un assez long parcours mais qui pourra présenter un certain intérêt pour ceux et celles qui cherchent des réponses à cette question fondamentale : « Comment puis-je assurer le succès de mon livre ? »

1. Où l’on parle de la technique du moinillon.


La technique du moinillon, bien qu’inconnue de la plupart des auteurs pour la simple raison que je viens de l’inventer, est la technique qui semble être la plus courante dans le lancement d’un livre, et pas seulement chez les autoédités. C’est une technique assez simple, héritée sans doute de lointains ancêtres ailés, qui consiste, dès que votre ouvrage possède trois plumes au bout des ailes (un titre, une couverture et une quatrième de couverture), à le propulser hors du nid en lui intimant de voler.

C’est une technique assez courante et ça peut marcher. Il y a des cas où ça marche très bien. J’en ai vu. Si vous vous sentez assez confiant pour le faire, ne vous en privez pas. Étant donné qu’un certain nombre de lancements suit cette méthode, vous avez vos chances. L’espèce aviaire, aux dernières nouvelles, a survécu ainsi depuis le Jurassique supérieur il y a 150 millions d’années. Un truc qui fonctionne depuis aussi longtemps ne peut pas rater. 

Mais il y a également un risque que votre oisillon s’écrase au sol ou se fasse bouffer par une bestiole plus grosse, plus vorace et plus rapide. Ça arrive également. Dans ces cas-là, ou si comme moi vous êtes plutôt d’un naturel prudent, il convient peut-être de vous préparer un peu plus longuement avant de laisser votre premier livre prendre son envol.

samedi 7 janvier 2017

La guerre des étoiles n’a pas eu lieu - Un essai sur la fiction narrative

Que Jean Giraudoux me pardonne cet emprunt racoleur, ça fait quelques jours que me trotte dans la tête cet essai sur l’univers de la « Guerre des étoiles » de George Lucas. Et plus particulièrement sur le fait que, pour être accepté du plus grand nombre, il semblerait qu’il soit nécessaire de s’écarter dramatiquement de la vérité politique et historique. Une déformation qui n’est pas sans rappeler la façon dont nous réinventons notre propre Histoire.

Comme le dit le proverbe africain : « Aussi longtemps que les lions n’auront pas d’historien, les récits de chasse tourneront toujours à la gloire du chasseur. »

Construire un monde de fiction demande un travail considérable, si l’on veut bien faire les choses. Tolkien a mis trente ans pour concevoir et écrire « Le seigneur des anneaux », GRR Martin travaille sur son « Trône de fer » depuis 28 ans et n’a pas encore fini la saga, Lucas a mis treize ans pour sortir la première trilogie de « La guerre des étoiles ». Cela explique peut-être pourquoi nous avons si peu de classiques cycles romanesques prenant place dans leur propre univers. Ça prend beaucoup de temps.

Malgré cela, l’univers construit pour la « Guerre des étoiles », en dépit du succès planétaire qu’il a rencontré ( ou peut-être justement en est-ce la cause ) est un tissu d’invraisemblances qui n’a pratiquement aucune logique dans le monde tel que nous le connaissons. Il semblerait d’ailleurs que cet extrême manque de logique soit la clé même de sa réussite, car la prélogie sortie quelque quinze ans plus tard a essayé de rectifier certains illogismes et s’est misérablement plantée.

Est-ce parce que nous sommes tellement habitués au fait que notre propre Histoire soit, comme le disait Napoléon, « une suite de mensonges » que seul ce genre d’épopées rocambolesques peut trouver grâce à nos yeux ?

Entendons-nous bien. J’aime cette saga et je n’ai pas manqué un seul épisode. Je n’ai absolument rien à lui reprocher. Lucas a positivement révolutionné le genre du « Space opéra » au cinéma. Mais c’est justement parce qu’elle représente ce que l’Homme a fait de mieux dans le genre jusqu’à présent que je trouve intéressant qu’elle soit bourrée d’invraisemblances fondamentales sur la nature même de l’Homme et son évolution naturelle. Ce qui n’empêche en rien le fait qu’elle touche la plupart d’entre nous comme si elle faisait partie de notre propre histoire.

Je vais donc parler de la première trilogie, que j’ai eu l’occasion et le plaisir de revoir dans son intégralité il y a quelques jours. Pour rappel, la Guerre des étoiles se déroule il y a très longtemps, dans une galaxie très, très lointaine…

mercredi 23 mars 2016

Faut-il arrêter de regarder l’actualité pour rester libre ?



En tant qu’auteur de thrillers et d’anticipation, je m’intéresse parfois à l’actualité non pas pour son caractère sensationnaliste mais pour essayer de décrypter les signes avant-coureurs de dérives qu’il convient de dénoncer avant qu’elles ne se réalisent pleinement, si c’est humainement possible. L’auteur, et l’artiste en général, ne doit pas, ne peut pas être celui qui enfouit sa tête dans le sable en attendant que ça passe ou que quelqu’un d’autre fasse quelque chose. Il est, avant tout, celui qui regarde et qui décrit ce qu’il voit. Cassandre parfois, mais, s’il est honnête avec lui-même, il surmontera les railleries et les attaques pour décrire une Troie en flamme là où les autres ne voient qu’une cité prospère et orgueilleuse. 

vendredi 9 octobre 2015

Déclaration d’indépendance

ou comment se lancer et (peut-être) réussir en tant qu’auteur indépendant(e).


De temps à autre, et de plus en plus fréquemment, je suis sollicité par des auteurs désirant bénéficier de conseils sur le marketing des livres et le métier d’auteur indépendant. Ne pouvant répondre à tous individuellement, j’ai écrit cet article sur mon expérience et mes « secrets » en tant qu’auteur « auto-édité ». J’espère que ces conseils vous seront utiles. Et, si ce n’est pas le cas, qu’ils vous encourageront à chercher et développer vos méthodes personnelles pour vous lancer et réussir.

1. Déclaration d’indépendance

Pour commencer, il faut bien comprendre qu’« auto-édition » est un mot dont il va falloir vous défaire, et ce pour diverses raisons.

samedi 8 novembre 2014

Être écrivain aujourd’hui, ou l’art de la débrouille, façon soviétique



Il y avait deux choses 

qu’un Européen arrivant en Russie à l’ère soviétique et dans les premières années de la Restructuration (Perestroïka) remarquait aussitôt : un, que les Russes pouvaient instantanément détecter que vous n’étiez pas « un des leurs » et deux, que leur expression favorite était « faut savoir se débrouiller ». 

Pour le point un, il n’y avait pas de remède. Les étrangers restaient des étrangers, ils étaient les pigeons qui payaient tout au centuple et n’avaient aucune chance de pouvoir faire un jour partie de la communauté. C’était comme ça. Non pas que les Russes soient un peuple fermé, bien au contraire, mais il y avait eux et les autres. Un abîme culturel séparant le natif de quiconque venait d’ailleurs. L’aspirant écrivain qui déboule dans le monde de l’édition traditionnelle connaît bien cette sensation.

jeudi 25 septembre 2014

Conseils de Marcel Proust à un(e) jeune auteur inconnu(e)

J'avais écrit cet article il y a plus d'un an pour le site MonBestseller, et il me semble que, comme les oeuvres de Proust, il reste indémodable. 



Retrouvé dans les archives poussiéreuses du célèbre écrivain auto-publié, voici un texte inédit truffé de conseils pratiques pour l’auteur encore inconnu que vous êtes. Si c’est Proust qui le dit, il doit bien y avoir une parcelle de vérité. Je vous laisse en juger. 

Il est deux heures du matin et vous venez de mettre le point final à votre manuscrit. Tapi dans votre antre obscur, vous observez le lent clignotement du curseur enfin immobile. Vous avez finalement accouché de votre œuvre, avec ou sans césarienne, vos tripes sont encore chaudes sur le parquet et lorsque vous levez la tête, vous voyez pour la première fois les piles de boîtes de pizza et la montagne de linge sale que vous aviez quelque peu négligé durant ces derniers mois de gestation.

C’est alors que vous êtes saisi d’une panique insurmontable : pourquoi ai-je fait tout cela ?  Pourquoi ai-je sacrifié un, trois ou cinq ans de ma vie à m’user les doigts sur du plastique au lieu de suivre Star Academy à la télé ? Pourquoi ai-je aliéné mes amis, ma douce moitié et mes gosses au point qu’ils font semblant de ne plus me voir et ne m’adressent même plus la parole ? Une question pertinente, certes, mais qui ne vous avait encore jamais effleuré, ou alors dans un rêve lointain de célébrité et de gloire. Le plus dur, vous semblait-il, était de finir ce fichu manuscrit, et vous aviez tort. Le plus dur vient tout juste de commencer.